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Bio-préparations agricoles : lexique et cadre réglementaire en France

Bio-intrant, bio-préparation, PNPP, bokashi, SNUB... Les mots ne manquent pas pour parler des préparations biologiques agricoles — mais ils ne désignent pas tous la même chose, et leur statut réglementaire varie fortement selon ce qu'on fabrique et pourquoi. Le site bio-preparations.fr rassemble un lexique et les textes de référence pour s'y retrouver.

Bio-intrant ou bio-préparation : la nuance qui compte

Un bio-intrant est une ressource biologique agricole, achetée ou élaborée soi-même. Une bio-préparation, elle, désigne plus précisément la capacité à produire soi-même ce bio-intrant, en autonomie, à partir des ressources déjà présentes sur son territoire. Toute bio-préparation est donc un bio-intrant — l'inverse n'est pas vrai : un produit acheté, même biologique, n'est pas une bio-préparation.

Sept grandes familles

Amendements, biofertilisants, biostimulants, répulsifs, probiotiques, suppléments minéraux, cicatrisants : chaque famille répond à un usage précis, du compost qui améliore la structure du sol sur la durée au répulsif qui protège contre les organismes opportunistes profitant d'une fragilité de la plante.

Un vide réglementaire... mais pas un vide juridique

La réglementation européenne peine encore à distinguer un bio-intrant produit localement d'un intrant standardisé du commerce. Cela n'empêche pas certaines catégories d'être déjà encadrées, texte par texte :

  • Les PNPP (préparations naturelles peu préoccupantes) et les substances de base approuvées par l'UE — comme le lactosérum (règlement 2016/560) ou le vinaigre (règlement 2015/1108), utilisé notamment pour fabriquer le calcium soluble
  • Le règlement (CE) 1069/2009 sur les sous-produits animaux, pour les préparations à base d'os, de coquilles ou de poisson
  • Le règlement (UE) 2021/1165, qui liste les intrants autorisés en agriculture biologique

Fabriquer ses bio-préparations pour son propre usage reste largement toléré en France — les règles portent surtout sur leur mise sur le marché (vente, don, cession) et sur les allégations qui les accompagnent.

Pourquoi s'en préoccuper avant de commencer

Connaître ces repères en amont évite deux écueils : sous-estimer ce qui est déjà encadré (et s'exposer sans le savoir), ou se croire bloqué par une réglementation qui, en réalité, laisse une vraie marge de manœuvre pour un usage non commercial.

👉 Consulter le lexique complet et les références réglementaires sur bio-preparations.fr

Envie d'aller plus loin ? Grégory Prybys accompagne collectivités et agriculteurs dans la production de bio-préparations.

Bio-préparations agricoles : lexique et cadre réglementaire en France

Bio-intrant, bio-préparation, PNPP, bokashi, SNUB... Les mots ne manquent pas pour parler des préparations biologiques agricoles — mais ils ...